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L’accident
vasculaire cérébral (AVC) est une urgence
L’AVC
est une urgence!
De récents sondages indiquent que les Canadiens comprennent
mal l’AVC et le danger qu’il représente. Malgré
la baisse significative du taux de mortalité due à
l’AVC, ce dernier est encore très peu compris. Plusieurs
confondent l’AVC avec la crise cardiaque, pensent qu’il
est causé par le stress, un choc ou un coup à la tête,
ou le considèrent comme une « maladie des personnes
agées ». Cette méprise peut avoir des conséquences
tragiques.
Un AVC est une urgence médicale
aussi dangereuse pour la vie qu’une crise cardiaque et encore
plus dévastatrice quand on y survit.
Quand on est victime d’un AVC, le temps devient crucial. Une
fois que des parties du cerveau sont endommagées, elles ne
peuvent jamais être ranimées, et pourtant, les victimes
d’un AVC attendent en général de 13 à
18 heures après l’apparition des premiers symptômes
avant de chercher à obtenir une aide médicale –
bien trop tard pour éviter la mort permanente de tissus cérébraux.
Il faut absolument que le traitement
soit reçu dans les six heures suivant l’apparition
des premiers symptômes – préférablement
encore plus tôt.
C’est dans ce créneau que de nouveaux médicaments
pourraient arrêter les lésions cérébrales
causées par un AVC.
Le temps c’est
du cerveau !
Signes avertisseurs d’un
AVC
Différentes parties du
cerveau remplissent des fonctions différentes ; il y a donc
littéralement des milliers de symptômes possibles qui
peuvent résulter d’un AVC, selon les vaisseaux sanguins
et les régions cérébrales touchés. Si
une combinaison des symptômes suivants se manifeste, ils doivent
être traités comme une urgence.
· Vision subitement trouble
ou affaiblie (dans un œil ou dans les deux yeux)
· Sensation soudaine
d’engourdissement, de faiblesse, de paralysie au niveau du
visage, d’un bras ou d’une jambe, surtout si ça
n’affecte qu’un seul côté du corps.
· Difficulté à
parler ou à comprendre le langage parlé
· ?tourdissements, perte
d’équilibre, ou une chute inexpliquée
· Difficulté à
avaler
· Mal de tête (généralement
avec un début sévère et soudain) ou changement
inexpliqué dans l’intensité des maux de tête
Les facteurs de risque d’AVC
Certains des facteurs de risque
d’AVC sont hors de notre contrôle :
L’âge – Le
risque d’un AVC augmente de façon significative avec
l’âge, doublant à chaque décennie après
l’âge de 55 ans.
Sexe – Les hommes sont
30 pour cent plus susceptibles d’avoir un AVC que les femmes.
Les femmes, par contre, sont plus susceptibles que les hommes de
mourir des suites d’un AVC ; elles représentent 60
p. cent des décès dûs aux AVC.
Race – Les personnes de
race noire sont 60 p. cent plus susceptibles que les blancs de subir
un AVC.
Antécédent familial
– Tout comme l’hypertension et l’athérosclérose,
le risque d’AVC est plus élevé dans certaines
familles.
Cependant, il y a plusieurs
facteurs de risque qu’on peut contrôler pour prévenir
la situation d’urgence qu’est l’AVC :
1. Le principal prédicteur
d’un AVC est un AVC antérieur ou un accident ischémique
transitoire (AIT), dans lequel les symptômes d’un AVC
se manifestent brièvement puis disparaissent complêtement.
Un AIT est un sérieux avertissement – il augmente les
risques d’un AVC de 7 à 10 fois et exige une attention
médicale immédiate.
2. L’hypertension artérielle
(définie comme étant supérieure à 140
sur 90) est un des plus importants facteurs de risque contrôlables,
augmentant le risque d’un AVC de 4 à 6 fois. Elle est
responsable de 50 à 70 pour cent des AVC.
3. Les maladies du coeur sont
de gros facteurs de risque d’AVC ischémique. S’il
y a déficience cardiaque, il est plus probable que des caillots
se formeront à l’intérieur du cœur ; ces
caillots pourraient ensuite se détacher et migrer vers le
cerveau. La fibrillation auriculaire – une affection qui fait
que les compartiments supérieurs du cœur palpitent rapidement
au lieu de battre efficacement – peut causer la formation
de caillots et accroître le risque d’AVC de 6 fois –
jusqu’à 18 fois si les valves sont malades.
4. Le diabète –
Les diabétiques ont un risque d’AVC de 2 à 3
fois au-dessus de la moyenne. Le contrôle du diabète
peut minimiser ce risque.
5. Il est prouvé que
le tabagisme constitue un risque pour la santé ; il double
le risque d’AVC, endommage les parois des vaisseaux sanguins
et oblige le cœur à travailler plus fort.
6. Cholestérol –
Bien que l’on ne sache pas avec certitude si des taux élevés
de cholestérol augmentent le risque d’AVC de façon
significative, il est clair qu’ils accroissent le risque de
maladies du cœur.
7. Embonpoint – un excès
de poids augmente l’incidence de l’hypertension artérielle,
des maladies coronariennes et du diabète.
8. Forme physique – l’exercice
physique régulier, durant toute la vie, réduit le
risque d’AVC. Les survivants d’un AVC en particulier
devraient s’efforcer de maintenir une bonne condition physique
; l’immobilité cause la formation de caillots de sang
– généralement dans les gros vaisseaux sanguins
de la jambe – chez jusqu’à 75 p. cent des survivants
d’un AVC, et peut entraîner une embolie pulmonaire (caillot(s)
de sang transportés aux poumons), la quatrième cause
la plus commune de décès prématuré à
la suite d’un AVC.
?tre conscient de ces facteurs
et faire un effort pour les minimiser ne peut qu’être
bénéfique, aussi bien pour les personnes en santé
que pour les survivants d’un AVC.
Pour plus d’information
sur le rétablissement après un AVC, communiquez avec
le :
Rétablissment des ACV
Canada
La Marche des dix sous de l’Ontario
10, boul. Overlea
Toronto (Ontario) M4H 1A4
Tél. 1-888-540-6666 or 416-425-4209
www.strokerecoverycanada.com
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